Accueil / Uncategorized / Quand une chanson commence à dessiner son propre univers

Quand une chanson commence à dessiner son propre univers

Il y a des chansons qui appellent naturellement un vidéoclip.

Et puis il y en a d’autres qui résistent.

Depuis plusieurs jours, je cherche le langage visuel de Nuit chaude à Montréal. Au départ, j’avais imaginé un univers complètement abstrait : une matière vivante représentant la chaleur, des membranes organiques, des formes psychédéliques inspirées par la musique. L’idée était intéressante… mais quelque chose ne fonctionnait pas.

C’était beau.

Très beau même.

Mais ça aurait pu illustrer bien d’autres chansons.

Je voulais que quelqu’un puisse voir une seule image et se dire immédiatement :

« Ça, c’est Nuit chaude à Montréal. »

J’ai donc décidé de repartir complètement de zéro.

Cette fois, j’ai choisi la simplicité.

Des bonhommes allumettes.

Pas des personnages réalistes, ni des avatars détaillés. Juste quelques traits lumineux capables d’exprimer la joie, la musique et le mouvement.

Étonnamment, c’est souvent lorsqu’on enlève des détails que l’émotion devient plus universelle.

Le décor, lui, reste profondément montréalais : une terrasse sur le toit d’un immeuble, une immense pleine lune, la silhouette du centre-ville, le Mont-Royal et sa croix illuminée au loin. Le tout baigné dans une lumière chaude qui rappelle ces soirées d’été où l’on oublie complètement l’heure qu’il est.

Au cœur de cette scène, deux hommes dansent librement pendant qu’un saxophoniste accompagne la soirée. Autour d’eux, chacun vit son propre moment : on danse, on discute, on observe la ville, on profite simplement de cette chaleur qui refuse de quitter Montréal.

Ce qui m’intéresse particulièrement dans ce projet, c’est qu’il ne s’agit pas seulement de créer une belle image.

Je cherche à créer une sensation.

Celle d’arriver sur une terrasse où la musique est déjà commencée. Où personne ne joue un rôle. Où l’on a immédiatement l’impression d’avoir envie de rester encore un peu.

Les prochaines étapes consisteront à transformer cette illustration en une véritable animation. Chaque mouvement sera pensé pour suivre la musique, comme si les notes dessinaient elles-mêmes les personnages et leurs déplacements.

Comme souvent au Laboratoire, ce premier résultat n’est pas une destination.

C’est le début d’une nouvelle exploration.

Et, si tout se passe comme je l’imagine, cette terrasse sous la pleine lune deviendra peut-être l’un des univers visuels les plus reconnaissables de FYBulous.

Tagué :

Répondre

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *