Le laboratoire FYBulous

Pourquoi j’ai décidé d’ouvrir les portes de mon atelier

Il y a quelques jours, je croyais que j’allais simplement écrire un article pour expliquer comment je crée mes chansons avec l’intelligence artificielle.

Puis je me suis rendu compte que ce n’était pas vraiment le sujet.

Le sujet, c’est ce qui se passe dans ma tête.

L’intelligence artificielle n’est qu’un des outils qui s’y promènent.

Parce qu’en réalité, cette histoire a commencé bien avant ChatGPT. Bien avant Suno. Bien avant les générateurs d’images ou de vidéos.

Elle a commencé il y a longtemps, lorsque je passais mes soirées à construire des morceaux dans FruityLoops, puis dans Reason de Propellerhead. À l’époque, je créais surtout en anglais. J’avais probablement envie de rejoindre le plus de monde possible. Et si je suis complètement honnête… j’avais aussi envie qu’on aime ce que je faisais.

Aujourd’hui, je souris en repensant à cette époque.

Je ne crée plus exactement pour les mêmes raisons.

Je crée parce que j’aime créer.

Il y a quelques semaines, je suis tombé sur un mot étrange : autotélique.

J’ai même réussi à l’écrire tout croche la première fois.

Sa définition m’a frappé de plein fouet.

Une activité dont la récompense est… l’activité elle-même.

J’ai eu l’impression de mettre un mot sur quelque chose que je ressentais depuis des années sans savoir l’expliquer.

Je peux passer une soirée entière à travailler sur une idée qui ne deviendra jamais une chanson.

Et pourtant, je me couche heureux.

Parce que je n’ai pas l’impression d’avoir perdu mon temps.

J’ai exploré.

Et c’est exactement ce que j’aime.


🧪 Note du laboratoire

Je pensais que l’intelligence artificielle allait me faire gagner du temps.

En réalité, elle m’a surtout donné envie d’explorer davantage.

Le temps gagné est immédiatement réinvesti dans… encore plus d’itérations.

Je ne suis pas certain que ce soit une bonne nouvelle pour mes soirées.

C’en est définitivement une pour ma curiosité.

La semaine dernière en est un bon exemple.

Je voulais créer une nouvelle pièce pour ma série Chroniques imaginaires.

Je cherchais une anomalie cosmique.

Quelque chose d’étrange.

Presque inquiétant.

J’ai probablement généré une bonne centaine de versions.

À un moment donné, j’ai arrêté de compter.

Je pensais chercher une chanson.

Je suis finalement revenu avec… deux.

La première est devenue La cérémonie du renouveau.

Puis, sans prévenir, une autre chanson est apparue.

Complètement à l’opposé.

Douce.

Lumineuse.

Elle s’est naturellement installée dans ma collection Les beaux jours d’été.

Je l’ai appelée L’heure dorée.

Je suis parti explorer une anomalie de l’univers.

Je suis revenu avec un coucher de soleil.

Franchement… je trouve ça merveilleux.

Bannière panoramique présentant un collage de plusieurs pochettes d’albums de FYBulous autour du logo « FYBulous — Le Laboratoire ». Au premier plan se trouvent un carnet ouvert rempli de notes, une tasse, un casque d’écoute, un appareil photo et quelques photos imprimées. L’ensemble est posé sur une table dans une ambiance chaleureuse, avec un coucher de soleil et un ciel étoilé en arrière-plan.
Le Laboratoire FYBulous: un endroit où les idées voyagent avant de devenir des chansons.

🧪 Note du laboratoire

Pendant longtemps, j’aurais probablement appelé ça un détour.

Aujourd’hui, j’appelle ça une excellente semaine de création.

Créer, pour moi, ne se limite plus à écrire une chanson.

Une idée peut commencer par quelques lignes dans ChatGPT.

Elle devient ensuite des dizaines de versions dans Suno.

Puis une pochette.

Puis une vidéo.

Puis un Reel.

Puis un TikTok.

Puis un récit.

Parfois, c’est même l’inverse.

Pendant mon voyage au Japon, j’enregistrais des notes vocales au fil des journées pour ne pas oublier une émotion, une lumière, une rue ou une conversation.

Ces notes sont devenues les récits de Néons & lanternes.

Les chansons sont arrivées après.

Comme si elles avaient attendu que les mots aient terminé de raconter leur histoire.

Je découvre tranquillement que chaque idée choisit elle-même son médium.

Certaines veulent devenir une chanson.

D’autres préfèrent un texte.

Ou une image.

Ou une vidéo.

Mon rôle consiste surtout à les écouter.

Là où chaque voyage devient une histoire, une chanson… et une nouvelle source d’inspiration.

🧪 Note du laboratoire

Il y a aussi une question qui revient parfois me visiter.

J’ai des amis créateurs qui n’utilisent pas l’intelligence artificielle.

Par choix.

Par conviction.

Ils ont l’impression qu’elle enlève quelque chose à la sincérité de l’œuvre.

Je comprends profondément cette inquiétude.

Je pense souvent à eux lorsque je crée.

Je me demande s’ils réussiront encore à me reconnaître derrière mes chansons.

Et il m’arrive même de sentir passer un petit syndrome de l’imposteur.

Puis je repense à toutes les décisions invisibles.

Aux textes réécrits.

Aux dizaines de versions abandonnées.

Aux images recommencées.

À toutes ces heures où personne ne voit le travail, mais où tout se joue.

L’effort est toujours là.

Il a simplement changé de nature.

Aujourd’hui, il consiste moins à lutter contre la technique qu’à choisir, ressentir, recommencer et affiner.

Je crois que c’est là que je me trouve.

Alors pourquoi ouvrir le Laboratoire FYBulous?

Parce que j’ai envie de documenter cette aventure pendant qu’elle est encore en train de se vivre.

Pas pour expliquer comment utiliser les outils.

Ils changeront.

Ils évolueront.

Ils disparaîtront peut-être.

Ce qui m’intéresse, c’est autre chose.

J’ai envie de raconter ce que ça fait de retrouver, tranquillement, des parties de soi qu’on croyait mises sur pause.

La musique.

L’écriture.

Les voyages.

La photographie.

La programmation, qui commence déjà à me faire de l’œil.

Mon métier, qui continue de nourrir ma façon de penser et de construire.

Je ne vois plus ces passions comme des univers séparés.

Je commence à comprendre qu’elles racontaient toutes la même histoire depuis le début.

Il fallait simplement leur laisser le temps de se rencontrer.

Bienvenue dans le Laboratoire FYBulous.

Je n’ai aucune idée de ce que je vais découvrir.

Et je crois que c’est précisément la meilleure raison de commencer à l’écrire.


🌎 Poursuivre l’aventure

Si ce premier article vous a plu, sachez que ce n’est que le début.

Le Laboratoire FYBulous sera un endroit où je documenterai mon processus de création, mes réflexions sur l’intelligence artificielle, mes voyages, mes expérimentations musicales et toutes ces idées qui finissent parfois par devenir une chanson… ou parfois tout autre chose.

Entre deux articles, vous pouvez aussi me retrouver ici :

🎵 Écouter ma musique

Merci d’être passé par le laboratoire.

Si une chanson, une image, une idée ou un simple paragraphe vous a fait réfléchir, sourire ou voyager quelques instants, alors ces heures passées à explorer auront déjà trouvé leur raison d’être.

À bientôt.

– FYBulous

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